PALIMPSESTES, Agora

Découvrez la revue “l’Alpe” !

Posté en LECTURES par Palimpsestes, Agora à 2 décembre 2008

A l’occasion de la sortie du nouveau site web de la revue “L’Alpe”, www.lalpe.com, je vous invite à découvrir cette fantastique revue éditée par les éditions Glénat à Grenoble, et co-produite en quelques sorte avec le Musée Dauphinois, toujours à Grenoble.

J’y suis abonné depuis 10 ans maintenant et je me retrouve, comme beaucoup d’autres je l’espère, à la tête d’une véritable encyclopédie sur les Alpes, très souvent bien écrite, toujours accessible, et magnifiquement illustrée.

Il y a longtemps que je souhaite leur donner un humble coup de pouce, voilà, c’est fait.

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Sniper à la prison de Grenoble : Al Capone, rentre chez toi…

Posté en ACTUALITÉS, VOSTOQ EXPRESS par Palimpsestes, Agora à 30 septembre 2008

Le grand banditisme grenoblois est au cœur de l’assassinat sans précédent en France d’un détenu par un tireur posté à l’extérieur de la maison d’arrêt de Varces-Grenoble, dans l’Isère. Peu après les faits, un homme a été interpelé en possession d’une arme. Multirécidiviste, il est toujours en garde à vue lundi matin. La ville de Grenoble a été secouée ces deux dernières années par des règlements de compte meurtriers entre trafiquants de drogue. Ce crime a provoqué des incidents et un début d’incendie dans la maison d’arrêt, qui a été vite éteint. Lundi, le calme était revenu selon l’administration pénitentiaire. (Europe 1).

Enfoncé Chicago et Franck Nitti… Le Lac Michigan baigne les rives grenobloises.

Ca fait longtemps qu’on le dit… Evidemment, ça agace ce surnom de Chicago française. Et puis tout est relatif. Lyon, Marseille, certains quartiers de l’agglomération parisienne peuvent “revendiquer” cette appellation… Alors on se la joue discret depuis 20 ans…

Ca fait longtemps qu’ici on a remballé nos gangs de proxénètes et de racketteurs à la papa qui jouait à vitre ouverte et bras velus par la portière sur les quais de l’Isère…

Ca fait longtemps que les chaines de télévision ont remballé leurs 52 minutes sur la banditisme dans la capitale des Alpes…

Ca fait longtemps aussi que les ramifications de Cosa Nostra ont laissé tomber Grenoble et Fontaine pour des lieux plus plaisants et des créneaux plus lucratifs… (Enfin, c’est ce qu’on dit…)

Il n’empêche… Depuis quelques années, il y a comme un parfum à la Audiard, mais en pas drôle du tout, qui flotte sur la ville… Les “Italiens” qui dézinguent les “Corses”, les “Gitans” qui bottent le cul des “Italiens”, les “Maghrébins” qui plombent les “Gitans”, tout ça sur fond de poudreuse dans les stations de ski. Et pas celle que vous croyez… Demi-sel, les Grenoblois ? Faut voir. Depuis 2007, c’est l’hallali du baltringue, la saint Barthélémy du malfaisant, du quai de Valmy à la Villeneuve, de Fontaine aux étangs de Champagnier…

Pas une semaine, un mois, sans règlement de comptes sanglant. Et puis là, on franchit un cran. On sort le sniper…

Pas étonnant si on a le mauvais goût de rappeler qu’on a beaucoup associé Grenoble et Sarajevo, géographiquement et sociologiquement parlant au moment de la guerre de Bosnie. La comparaison doit s’arrêter là. Pas étonnant non plus si on a l’extrême mauvais goût de rappeler que les joueurs de football grenoblois ont montré la voie samedi soir au Parc des princes en terme de balistique déconcertante. Pas étonnant enfin et surtout quand on visualise les lieux et la colline surplombant la prison.

Mais voilà, il n’y a pas de quoi rire. D’abord parce qu’on parle de vies humaines. Ensuite parce qu’on parle de trafics de drogues, essentiellement, qui développent une économie parallèle et inondent la région de came avec les dangers que cela représente. Je ne vais pas crier au loup, genre “Mais que fait la police ?”, parce que tant qu’il y aura un marché (suivez mon regard) et tant qu’il y aura des mecs suffisamment givrés pour risquer leur peau pour une BMW dernier cri ou un week-end à Ibiza, il n’y aura pas grand chose à faire… Mais quand même.

En attendant, les mecs, drapeau blanc, je veux juste aller acheter mon pain…

Aménagement : Vasconi va créer le nouveau visage de Grenoble

Posté en ACTUALITÉS, ARCHITECTURE par Palimpsestes, Agora à 28 août 2008

Voici les grandes lignes d’un entretien paru dans le Dauphiné Libéré du 10 juillet dernier à propos d’un projet de réaménagement global de la presqu’île de Grenoble, au confluent du Drac et de l’Isère.

“Son nom est associé à de grandes réalisations architecturales à travers le monde. Et (…) n’est pas inconnu dans notre région puisqu’en 2002, il signait déjà l’avènement du nouveau Palais de justice de Grenoble…

Aujourd’hui, l’architecte-urbaniste Claude Vasconi a été chargé de redessiner le visage du quartier du polygone scientifique. Un projet pharaonique qu’il pense être « le plus beau » de sa carrière et qu’il présentera ce soir aux Isérois en mairie. Interview.

« Le lieu de la modernité grenobloise »

Pourquoi avoir choisi de participer à ce projet de développement et de recomposition du quartier du Polygone scientifique ?

« Parce que c’est sûrement, à l’heure actuelle, l’un des sujets les plus beaux de France. Parce que c’est peut-être aussi l’un des plus beaux projets de ma carrière, le projet d’une vie pour un architecte… Il s’agit de réaménager un site de 300 hectares situé entre l’Isère et le Drac, un point de confluence juste à l’entrée de Grenoble, et un site qui offre l’avantage de ne pas être un terrain vierge mais déjà une pépinière de pôles de recherche et d’industries prestigieuses ».

Un site qui est aujourd’hui bien isolé…

« C’est vrai que le site fonctionne aujourd’hui comme un camp retranché, tout simplement du fait de son inaccessibilité. Le but sera donc qu’il devienne un morceau de ville, que les scientifiques participent à la vie de la ville. C’est une opportunité rare : on est en train de reconstruire la ville sur la ville. Le polygone va devenir le coeur battant de Grenoble et même de son agglomération ».

Le projet est aussi associé à la création de certaines infrastructures routières ?

« C’est un projet urbain pensé dans une véritable globalité. Toutes les infrastructures et toutes les constructions seront reliées pour créer la plus grande des harmonies. C’est aussi un projet porté par une équipe fantastique, très enthousiaste. Que ce soit au niveau de la Ville, du département qu’au niveau des différents patrons et universitaires, je ne rencontre que des gens passionnés par le sujet ».

Quelles seront les réalisations emblématiques du projet Giant ?

« Je souligne deux points essentiels : le territoire doit pouvoir se connecter au reste de la ville, à la gare notamment, ce qui n’est pas possible aujourd’hui à cause des voies ferroviaires, des échangeurs et des ronds-points. On va faire sauter ces verrous et faire de la rue des Martyrs une véritable colonne vertébrale, un axe de vie et de développement, le lieu de la modernité grenobloise. Enfin, de l’autre côté, on installera une immense façade photovoltaïque, vitrine technologique des énergies nouvelles. Elle sera visible depuis l’autoroute et abritera une belle promenade à couvert qui distribuera les différents organismes et sociétés ».

Un début de polémique est en cours à Grenoble sur le nombre de tours envisagées sur le site. Qu’en pensez-vous ?

« Oh, la première fois que je suis venu à Grenoble, c’était au moment des JO, je suis tombé en admiration devant vos trois tours. Ces jalons de reconnaissance qui donnent la mesure à la ville comme sur une portée musicale… Elles sont d’ailleurs toujours très belles, si j’habitais à Grenoble, c’est là que je vivrais ! Quelques tours, par couples ou par bouquets, ne sont donc pas à exclure sur la Presqu’île. Mais elles seront polyvalentes et utilisées à bon escient pour créer des points de repères sur le site, pour lui offrir une lisibilité urbaine ».

Comment imaginez-vous la vie des futurs habitants du polygone ?

« La plus heureuse possible. Très mixte, très partagée. Surtout, le site ne deviendra pas la ville des sciences puisque les sciences seront arrivées, grâce à ce projet, jusqu’à la ville ».

QUELQUES DONNÉES

- Giant ou La Presqu’île de l’avenir ? Le nom du projet pour le Polygone scientifique n’a pas encore été arrêté.
- Son but ? Le développement du site s’accompagnera d’une fusion entre l’université et le monde de l’entreprise pour créer un MIT à la française, capable de rivaliser avec les plus grands instituts de technologie mondiaux. Et localement, de nouveaux emplois et de nouveaux logements seront créés. Le délai de réalisation : une quinzaine d’années.


LES TRAVAUX ENVISAGÉS

Transformation de la rue des Martyrs en un large boulevard. Prolongation de la ligne B du tramway. Reconstitution de la liaison historique entre le Polygone scientifique, la gare et le centre-ville. Transformation du polygone en véritable quartier vivant, incluant des logements et des services. Création d’un maillage de rues et d’une contre-allée à l’autoroute A 480 pour décloisonner les différentes entités du secteur scientifique, dans l’esprit d’un campus. Désenclavement du quartier Jean-Macé grâce à la suppression des remblais et du pont Duran-Savoyat. La rocade Nord. Une façade photovoltaïque, vitrine technologique des énergies nouvelles qui sera visible depuis l’autoroute.”

Fiers d’être Grenoblois ?

Posté en CARNETS DE ROUTE par Palimpsestes, Agora à 6 mai 2008

Je vous ai vu les jeunes, traîner la nuit sur Palimpsestes, à fantasmer sur la -de moins en moins hypothétique- montée en Ligue 1 du Grenoble Foot 38… A arpenter l’article que j’avais consacré au nouveau Stade des Alpes, à imaginer peut-être trouver un bon plan pour une place lors du match du 13 mai qui sera peut-être celui de la montée…

Non, vous ne la trouverez pas ici la gâche, mais si vous repassez par là, je peux vous dire que je rêve un peu éveillé en ce moment, comme pour ces trucs qu’on attendait plus, auquel on ne croyait plus… Grenoble en 1ère division de foot, c’était un pur fantasme, un rêve un peu irréel de gosse, balayé par la bêtise des dirigeants de la fin des années 80. Evidemment, pour ceux qui ne s’intéressent pas au foot ou à Grenoble, ce n’est pas le genre de trucs à casser trois pattes à un canard, mais je m’en fous : rien que pour le plaisir, je revois ces matchs auquel j’ai assisté gamin : Grenoble-Cannes, 1 à 1, le premier, en 1983 je crois, Grenoble-ASSE, en 1985, pénalty de Néhoda, 20 centimètres de neige à la mi-temps, et victoire des Stéphanois au final… ou encore, un an plus tard, toujours Grenoble-ASSE, et le magicien Roger Milla qui plantent trois buts d’extra-terrestre en 10 minutes à mes favoris, quelques années avant de faire rêver le monde entier avec le Cameroun en Italie… Rien à dire…

Je me souviens aussi de la connerie des Ultras Lyonnais, à Chambéry, un obscur 32ème de coupe de France, insultant, crachant leur haine et leur abjection à des spectateurs Savoyards ou Isérois venus en famille pour passer un bon moment devant un OL-Grenoble sans suspense, un souvenir qui me donnera toujours le recul nécessaire en tant que supporter assumé.

Je me souviens encore des années noires, les 90’s, à batailler en Nationale Une alors, en CFA, en National enfin, contre les réserves pro, contre Alès ou Sète, contre Le Touquet pour jouer la montée, des années finalement plaisantes malgré le niveau de jeu…

Et puis le retour en Ligue 2 : loin de Grenoble, je n’ai pu assister qu’à peu de matchs, juste le plaisir de voir mon club se reconstruire peu à peu pendant que je traînais mes jeans de trentenaire à Gerland pour y voir jouer l’OM, le LOSC ou le Real de Madrid.

Je n’y croyais pas, je n’y croyais plus, alors quoiqu’il arrive lundi prochain, quoiqu’il arrive l’année prochaine : merci les mecs, merci d’avoir mouillé ce maillot, merci d’y avoir cru jusqu’au bout cette saison, merci. Et Allez Grenoble…