“Quand il y a une grève plus personne ne la voit !”, Nicolas Sarkozy
D’accord, chiche, on va voir… J’ai trouvé sympa l’idée de revenir en France à cette occasion. Juste pour voir, pour voir si on peut adopter une attitude aussi hautaine vis à vis de la traduction socio-politique du malaise qui frappe la société française sans risquer de prendre un boomerang social en pleine face : remise en cause des acquis sociaux du 20ème siècle, dérive sécuritaire bonapartiste, régression sociétale vis à vis du traitement de la question des immigrés, des femmes (suppression des financements pour bon nombre d’associations de planification familiale, …) et sur bien d’autres sujets.
Oui, les usagers ne devraient pas être systématiquement victimes de grèves surprises, ou pas, c’est un fait, et il y a peut être d’autres formes d’action à imaginer : séquestration des équipes de direction, blocage des préfectures et des ministères, présence et manifestation systématique lors des manifestations de dirigeants politiques et des chefs des grande entreprises licenciant tout en faisant des bénéfices et des redistributions de dividendes important.
Et à une échelle plus modeste, lancer par un petit blog comme celui-ci et des milliers d’autres un cri d’alarme et un avertissement : oui, il y a une inquiétude, oui, il y a un ras-le-bol face aux dérives du pouvoir, oui, il y a un ras-le-bol face aux logiques financières de nombre d’entreprises qui ont oublié la valeur travail et la valeur technique dans leurs outils de production, au mépris de l’homme.
En attendant, la journée du 29 janvier est l’occasion d’exprimer à une échelle sans ampleur commune depuis longtemps un mécontentement et une solidarité populaire entre toutes les couches socio-professionelles du pays.
Eric Woerth est très soucieux de cette grève du 29 janvier”, il estime que ce n’est pas nécessairement la meilleure réponse en ce
moment aux problèmes que traverse le pays que de chercher à mettre beaucoup de gens dans la rue”. Est-ce une vraie réponse que de
déclencher des grèves” et “d’embêter les gens comme cela été le cas à Saint-Lazare il y a quelques jours (…) L’emmerdement
maximum, c’est pas une politique”, a-t-il lancé.
Je pense qu’il peut-être soucieux : la difficulté créée la solidarité, marcher ensemble vers un objectif commun, lorsqu’un Le Pen est au deuxième tour d’une élection présidentielle ou lorsque les fondements de la société française sont foulés au pied au prétexte d’une globalisation fourre-tout, pour moi, est du même registre que d’aider son voisin à replacer les tuiles tombées lors d’une tempête ou donner de son temps pour aider les plus démunis dans une entreprise caritative ou socio-culturel. Le registre de l’action.
Une grève n’est pas passive, elle est le fondement même de l’action.
Note pour Monsieur Sarkozy : relire Kundera…
Touches pas à ta femme…
… Même pas avec des gants de boxe…
Je suis un peu lent et en train de me réveiller : le 21ème siècle sera et ne sera que le siècle de la femme occidentale. Même si ma bonne dame on est en 2008 et que trop de femmes se font casser la tête par leurs hommes (appelons un chat un chat), même si des centaines de femmes meurent chaque année sous les coups de leurs compagnons (leurs mecs, pas leurs chats, faut suivre…), il n’en demeure pas moins que les femmes nous démontrent, à nous les hommes qui le valons bien, leur supériorité fondamentale et intrinsèque en même temps qu’elles nous écrasent de leur supériorité limite arrogante.
Vous ne me croyez pas ?
J’en suis la preuve vivante… Moi qui n’ai jamais fait de mal à une mouche par le biais de la force physique, moi qui suis le plus prévenant des mecs, enfin c’est ce que je crois, moi qui exècre la violence (euh, j’en fait peut-être un peu trop)…. Que n’ai-je entendu dans la bouche de ma compagne en réaction à un reportage radiophonique sur la nouvelle campagne ministérielle contre la violence faite aux femmes… Qui plus est pendant le témoignage d’une femme battue ! Et devant ma propre mère à moi en plus…
Il est bien ce reportage… Il m’ont demandé si je voulais témoigner aussi, mais j’ai refusé…
Evidemment, c’est une blague, mais c’est l’occasion de rappeler que la violence conjugale ne devrait pas exister et que cela ne peut disparaître que si nous devenons attentifs à tous les signes qui peuvent nous donner des doutes, et à savoir parler quand il y a présomption. Pour ne pas laisser les femmes et les enfants victimes dans l’isolement.

6 commentaires