Massacre des services publics
Millie, infirmière en néonatologie, nous rapporte les informations sur la suppression de postes dans son unité de soins : non remplacement des départs, réduction d’effectifs, baisse de la qualité des soins, jusque dans les petits détails qui peuvent aider les enfants à s’en sortir, comme travailler la succion en passant du temps à faire téter l’enfant.
Jusqu’à quand va t-on être capable de supporter ce gaspillage au nom de la simple logique comptable…
Chaque jour apporte son lot d’infos ou de réactions comme celles de Millie à cette litanie de dégradations de la qualité de vie en Europe, ou tout au moins en France…
Je ne peux même pas dire “payons plus d’impôts pour sauver nos services publics”… Qui en France ne souffre pas à des échelles évidemment très diverses de la précarité et de la hausse du coût de la vie, quand ce n’est pas de la pauvreté tout court ?
Il n’est pas dit d’aileurs que cela nécessiterait plus de taxations : une meilleure organisation de certains secteurs moins sensibles, des économies sur certains projets, sans remettre en cause les domaines de la santé, de l’éducation, de la culture ou des affaires sociales.
Les Agences régionales d’hospitalisation argumentent partout de la faiblesse technique de certains hôpitaux dans certains domaines, comme la maternité, pour justifier de la suppression ou de la requalification de ceux-ci : sans prendre en compte la pérennité économique de certaines petites villes ou la difficulté pour certains d’aller se faire soigner à 40, 50, 70 kilomètres de leur domicile.
Déprimant…
6 commentaires