PALIMPSESTES, Agora

Rime pauvre… Un article peut en cacher un autre…

Posté en HUMEUR, ÉCRITURE par Palimpsestes, Agora à 10 mars 2008

A l’heure où Président se terre pour ne plus dire de conneries et accessoirement, minimiser la catastrophe annoncée aux Municipales ET AUX CANTONALES (Pour nous, les ploucs, parce que nous le valons bien…) en se montrant discret, je ne résiste pas au plaisir de moi aussi reprendre cette réplique de François MiTterrand à un quidam lui donnant du “Mitterrand Fous le camp !” :

“- Rime pauvre…”

jacques-chirac.jpg

Mais pour l’occasion et pour être un peu anti-conformiste, je vais devenir escroc chiraquien l’espace d’un instant en vous ressortant LA réplique culte “On air” en ce moment sur le web, prononcée par Chirac en réponse à un passant le traitant de :

“- Connard !”

“- Enchanté, moi c’est Jacques Chirac…”

Bon, d’accord, je viens de perdre d’un coup 30 millions d’amis qui ne supporte pas l’idée de me voir tourner ma veste, mais quand même, c’est vachement spirituel… Non ?

PS : toi, l’ex vierge de 17 ans 3 mois en 1995 qui courait en hurlant dans les rues de Grenoble à la victoire de Chirac, à en perdre ton premier tampax de primo-menstruée – oui à 17 ans parce que tes origines nobles de bourgeoise de province t’ont donné un peu de ce sang germanique hérité des chevaliers édentés et pouilleux qui ont massacré des milliers de musulmans raffinés sous prétexte qu’ils n’avaient pas le même dieu et le même sang que toi et que (Pépin le) Bref, cette tendance germanique te donne un retard certain sur la plus méditerranéenne que toi, comme quoi… –

Oui ! toi, la nymphette pré-pubère longiligne et déjà manucurée, je ne t’oublie pas, je n’oublie pas ton arrogance de ceux qui vivront leur vie par procuration devant leur meuble de télévision et qui vivait en faisant tienne la victoire de cette génération politique qui nous l’a mis bien profond depuis quelque temps… je n’oublie pas la méchanceté insouciante de ton regard, la suffisance de tes déclarations de victoire sans partage crachées à la douceur lilas de la nuit de printemps de ma ville…

Je ne t’oublie pas, mais je ne regrette rien, je ne regrette pas de ne pas t’avoir dépucelée parce qu’au fond de toi je sais que tu étais moche à l’intérieur, je ne regrette pas de ne plus te connaitre aujourd’hui, parce qu’au mieux tu t’es fait b….. par tes amis libéraux et aujourd’hui tu es peut-être chômeuse ou caissière au K’rouf du coin, au pire, tu t’es bien mariée avec un aussi arrogant que toi ce soir là et tu vis cloitrée entre restos, 4×4 Cayenne et villa cossue des hauts de Corenc, et tu n’existes plus que pour et par les symboles de réussite extérieure…

Ce soir là, j’ai eu les nerfs (pas la haine, faut pas exagérer, on est en démocratie), mais je ne t’en veux pas, parce qu’après, bien longtemps après, j’ai pensé à toi à chaque vision du plus grand clown que la république ait produite, à chaque intervention au salon de l’agriculture (chacun son style, la main aux cul des vaches ou ma main dans ta gueule, pauv’con, c’est selon…), à chaque rencontre internationale, à chaque dissolution (arf arf !).

Mais alors voilà, peut-être qu’aujourd’hui, tu es caissière à K’rouf, ou ta petite soeur l’est, et peut-être que tu as compris des choses. Alors si c’est le cas, jeune nymphette de mes cauchemars, je t’invite à venir te reposer sur la plage de ce blog, il y aura toujours un peu de café sur le foyer de bois flotté, ou de margarita dans le shaker, et on pourra discuter…

Parce que finalement, c’est pas beau d’être rancunier…

“Et puis je peux te l’avouer,
Ô oui Ce soir là ,
Je t’aurais bien enfilée
Sous les senteurs lilas…”
 
lilas3.jpg