Découvrez la revue “l’Alpe” !
A l’occasion de la sortie du nouveau site web de la revue “L’Alpe”, www.lalpe.com, je vous invite à découvrir cette fantastique revue éditée par les éditions Glénat à Grenoble, et co-produite en quelques sorte avec le Musée Dauphinois, toujours à Grenoble.
J’y suis abonné depuis 10 ans maintenant et je me retrouve, comme beaucoup d’autres je l’espère, à la tête d’une véritable encyclopédie sur les Alpes, très souvent bien écrite, toujours accessible, et magnifiquement illustrée.
Il y a longtemps que je souhaite leur donner un humble coup de pouce, voilà, c’est fait.
Littérature bulgare, Theodora Dimova, Adriana
Le point de départ d’Adriana est l’idée étonnante de Théodora Dimova de prolonger l’œuvre de son père, l’écrivain Dimitar Dimov (1909-1966), très connu dans la Bulgarie des années communistes. Mais alors que chez Dimov tout est concentré quasiment en une longue journée, Théodora Dimova a su bâtir son propre roman avec ses propres ressorts et son propre monde, et surtout son écriture, celle de ses précédents romans. Après avoir parlé de l’enfance et de la singularité d’un destin dans Eminé, de l’adolescence, de la maternité et du manque d’amour dans nos sociétés contemporaines dans Mères, c’est maintenant la vieillesse, dans ce qu’elle a de beau et d’admirable, mais aussi de déchéance physique et de solitude qu’elle aborde sans tabou.
Sortie le 11 septembre prochain aux Editions des Syrtes, Littérature étrangère, 176 pages – 20.00 €
ISBN : 978-2-84545-138-4
Traduit du bulgare par Marie Vrinat, LA traductrice du moment de cette belle langue.
Merci, Monsieur Bourgois

Premier contact avec la littérature Nord-Américaine, la couverture de Nord-Michigan, traduction de Farmer, 1976
Libérez les abeilles, écologie radicale
« Les abeilles sont nos amies, il faut les aimer aussi » K. Marx 1)
Les abeilles ont disparu, enfin c’est quasiment fait, et moi même, je ne me sens pas très bien… D’ailleurs, depuis la parution de l’article du Docteur Nono, j’ai le bourdon, c’est vous dire…
C’est ce sentiment de malaise peut-être qui déjà cet été m’avait amené à lire LE roman de gare par excellence, mais bourré de questions ontologiques et pour tout dire essentielles… Ou quand la fiction est rattrapée par la réalité…
Je souhaitais partager depuis quelques temps la lecture du thriller de Jean-Christophe Rufin intitulé Parfum d’Adam. Ce roman a pour thème l’action violente de mouvements écologistes radicaux.
Et voilà que voici quelques semaines déjà, un groupe de libération des animaux passait à l’action en inoculant de l’eau oxygénée dans des flacons de nettoyage de lentilles de contact… La revendication était de protester contre les tests opérés sur les animaux par les laboratoires fabriquant ces produits.
Ce téléscopage appelle à un détour par l’approche fictionnelle de J-Ch. Rufin qui nous sensibilise à quelques points importants :
- Quelle est la place de l’écologie politique dans nos sociétés contemporaines ?
- Quel rapport existe t-il entre l’écologie d’appareil et de consensus de type social démocrate à la française et les formes radicales dans les pays anglo-saxons dont Greenpeace notamment est certainement l’un des exemples les plus édulcorés…
- Quelles sont les voies de prise en compte en politique et dans nos vies quotidiennes des questions éco-environnementales ?
Il se peut fort bien que nous soyons à la veille d’un mouvement d’ampleur tendant à l’action radicale. C’est d’autant plus édifiant que nombre des ces mouvements s’interrogent sur la place de l’homme dans son environnement : motrice et légitime ou nuisible et superflue… Dans le deuxième cas, l’action terroriste prend tout son sens et la vie humaine devient toute relative si l’on considère l’homme comme un ennemi de la nature. Un homme à abattre ?
Si ça vous branche, bande de vieux primates arboricoles, alors allez faire un saut du côté du Brésil, du Cap Vert, de Montbéliard (je déconne pas…) et de Philadelphie…


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