PALIMPSESTES, saison 2

Mijn vlakke land…

Posted in CARNETS DE ROUTE by Emmanuel, Carnet de route on 17 juillet 2008

Mijn vlakke Land, Jacques Brel

Mijn Vlakke Land
Wanneer de Noordzee koppig breekt aan hoge duinen
En witte vlokken schuim uiteenslaan op de kruinen
Wanneer de norse vloed beukt aan het zwart basalt
En over dijk en duin de grijze nevel valt
Wanneer bij eb het strand woest is als een woestijn
En natte westenwinden gieren van venijn
Dan vecht mijn land, mijn vlakke land

Wanneer de regen daalt op straten, pleinen, perken
Op dak en torenspits van hemelhoge kerken
Die in dit vlakke land de enige bergen zijn
Wanneer onder de wolken mensen dwergen zijn
Wanneer de dagen gaan in domme regelmaat
En bolle oostenwind het land nog vlakker slaat
Dan wacht mijn land, mijn vlakke land

Wanneer de lage lucht vlak over ‘t water scheert
Wanneer de lage lucht ons nederigheid leert
Wanneer de lage lucht er grijs als leisteen is
Wanneer de lage lucht er vaal als keileem is
Wanneer de noordenwind de vlakte vierendeelt
Wanneer de noordenwind er onze adem steelt
Dan kraakt mijn land, mijn vlakke land

Wanneer de Schelde blinkt in zuidelijke zon
En elke Vlaamse vrouw flaneert in zon-japon
Wanneer de eerste spin zijn lentewebben weeft
Of dampende het veld in juli-zonlicht beeft
Wanneer de zuidenwind er schatert door het graan
Wanneer de zuidenwind er jubelt langs de baan
Dan juicht mijn land, mijn vlakke land

11 Réponses

Subscribe to comments with RSS.

  1. homéo said, on 17 juillet 2008 at 4:10

    au début je me suis retenue de ne pas rire : j’avais l’impression que gad Elmaleh allez sortir la tête !
    Mais ensuite tu te laisses emporter par SA voix …
    merci Psestos

  2. Emmanuel said, on 17 juillet 2008 at 5:13

    Le flamand est une langue qui ne s’apprivoise pas facilement. Le découvrir avec Jacques Brel est un régal…

  3. milliejolie said, on 19 juillet 2008 at 10:41

    la voix est magnifique même si je ne sais pas la langue me je sais pas… ( pour une fois qu’une langue glace lol)

  4. sandrine said, on 20 juillet 2008 at 3:08

    et comme ça:” avec la mer du nord, pour dernier terrain vague,
    et de vagues rochers pour arrêter les vagues
    et des vagues de dunes que la marée dépasse
    et qui ont à jamais le coeur à marée basse”….

  5. Emmanuel said, on 21 juillet 2008 at 4:38

    Les deux langues sont belles, surtout quand on les entend mêlées sur une terrasse de Bruges ou sur l’esplanade d’Ostende…
    J’ai choisi la version flamande car elle reflétait mon état d’esprit après quelques jours passés en Flandres de part et d’autre de la frontière !

  6. sandrine said, on 21 juillet 2008 at 5:06

    moi j’aime aussi les deux versions, surtout aujourd’hui, 21 juillet fête nationale ! c’était pour la compréhension, et puis le texte en français est aussi beau quen néerlandais, alors pourquoi se priver?

  7. Emmanuel said, on 22 juillet 2008 at 9:33

    Tout à fait, pourquoi s’en priver…

  8. [...] when my father was listening to Brel’s songs. I rose early this morning and found a poem, I would like to share with you, on the lovely blog of Palimpsestes [...]

  9. Pierre H. Dauby said, on 6 novembre 2008 at 3:11

    Bruxellois de naissance, ardennais de souche, liégeois de cœur et, depuis 1991, citoyen américain, j’aime écouter et réécouter les chansons de Jacques Brel. Et si je vous disais que Jacques Brel habitait pas bien loin de chez moi à Bruxelles/Molenbeek (Cartonnerie Van Neste et Brel) et que lui et moi avons été élèves à l’Institut St Louis au Boulevard du Jardin Botanique ? Il était un « grand » et, à ce titre, avait été invité à animer notre remise des prix en juillet 1956. Ah, son histoire avec la moto rouge restera toujours gravée dans ma mémoire ! Et Marieke ? Oui, je l’ai rencontrée et j’ai même un peu flirtée avec elle ! Que de souvenirs ! Merci pour ce site musical. Il est tout simplement exceptionnel.

  10. Emmanuel said, on 6 novembre 2008 at 10:12

    Bienvenue Pierre,
    Ce sont Jacques Brel, son oeuvre et vos souvenirs qui sont exceptionnels…
    Si vous repassez par là, racontez moi cette histoire de moto rouge…

  11. Pierre H. Dauby said, on 15 novembre 2008 at 12:03

    Emmanuel,
    Je ne suis pas bien bon pour raconter des histoires. Celle-là était quelque chose comme ceci. Toto avait acheté une nouvelle moto bien rouge qui cependant n’allait pas bien vite. Pour gagner de la vitesse, il avait demandé à son ami Mimiel s’il pouvait s’accrocher à sa Fiat 850. OK; fait! Mais voilà; bien vite Mimiel oublie que son ami Toto est derrière lui; et quand il voit une Jaguar passer à toute vitesse et lui faire une queue de poisson, il appuye sur l’accélerateur. Et tous les passants de dire, “Regardez, Mimiel essaye de dépasser une Jaguar et Toto derrière ne cesse de klaxonner pour les dépasser tous les deux!!”


Laisser un commentaire