PALIMPSESTES, Agora

Libérez les abeilles, écologie radicale

Posté en LECTURES par Palimpsestes, Agora à 22 septembre 2007

« Les abeilles sont nos amies, il faut les aimer aussi » K. Marx 1)

Les abeilles ont disparu, enfin c’est quasiment fait, et moi même, je ne me sens pas très bien… D’ailleurs, depuis la parution de l’article du Docteur Nono, j’ai le bourdon, c’est vous dire…

rufin2C’est ce sentiment de malaise peut-être qui déjà cet été m’avait amené à lire LE roman de gare par excellence, mais bourré de questions ontologiques et pour tout dire essentielles… Ou quand la fiction est rattrapée par la réalité…
Je souhaitais partager depuis quelques temps la lecture du thriller de Jean-Christophe Rufin intitulé Parfum d’Adam. Ce roman a pour thème l’action violente de mouvements écologistes radicaux.

Et voilà que voici quelques semaines déjà, un groupe de libération des animaux passait à l’action en inoculant de l’eau oxygénée dans des flacons de nettoyage de lentilles de contact… La revendication était de protester contre les tests opérés sur les animaux par les laboratoires fabriquant ces produits.

Ce téléscopage appelle à un détour par l’approche fictionnelle de J-Ch. Rufin qui nous sensibilise à quelques points importants :
- Quelle est la place de l’écologie politique dans nos sociétés contemporaines ?
- Quel rapport existe t-il entre l’écologie d’appareil et de consensus de type social démocrate à la française et les formes radicales dans les pays anglo-saxons dont Greenpeace notamment est certainement l’un des exemples les plus édulcorés…
- Quelles sont les voies de prise en compte en politique et dans nos vies quotidiennes des questions éco-environnementales ?

Il se peut fort bien que nous soyons à la veille d’un mouvement d’ampleur tendant à l’action radicale. C’est d’autant plus édifiant que nombre des ces mouvements s’interrogent sur la place de l’homme dans son environnement : motrice et légitime ou nuisible et superflue… Dans le deuxième cas, l’action terroriste prend tout son sens et la vie humaine devient toute relative si l’on considère l’homme comme un ennemi de la nature. Un homme à abattre ?
Si ça vous branche, bande de vieux primates arboricoles, alors allez faire un saut du côté du Brésil, du Cap Vert, de Montbéliard (je déconne pas…) et de Philadelphie…

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